Mardi 1 avril 2008
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15:27
Allez, j'ai envie de vous faire partager une de mes recettes favorites, qui réconcilient pas mal de monde avec les lentilles
(pour peu que vous aiyiez besoin d'être réconciliés avec of course!). C'est une recette indienne, le "dhal", comprenez plat de "grains", toujours à base de lentilles.
Bon, le plus dur sera peut-être de trouver les ingrédients --quoique?--, car la recette est super facile à réaliser.
DHAL AUX LENTILLES ET POIS CASSES (4 à 6 personnes)
Coût*
Difficulté*
Santé ***
Avantage: peut être préparé à l'avance
150 g de pois cassés jaunes
150g de lentilles corail
2 CAS de beurre clarifié ou "ghee" (de l'huile fait l'affaire)
3 CAS de graines de moutarde noire
1/2 CAC de nigelle ou cumin noir (kalonji)
2 oignons moyens en dés
4 gousses d'ail pilées
1 CAS de gingembre frais râpé
1 CAS de cumin moulu
3 CAC de coriandre moulue
1 CAC de curcuma moulu
800g de tomates pelées en boîte
625ml de bouillon de légumes (un cube K**** fait l'affaire!)
1/2 CAC de poivre noir concassé
80ml de crème liquide
2 CAS de coriandre fraîche ciselée
1) Rincez séparément à l'eau froide les lentilles et pois cassés puis égouttez-les.Faites tremper les pois cassés dans de l'eau pendant 30min avant de les égoutter.
2) Dans une cocotte ou une grande casserole T**** (atention ça peut attacher), faire sauter les graines de moutarge et de nigelle dans la matière grasse, jusqu'à ce qu'elles commencent à éclater.
Ajouter les oignons, l'ail et le gingembre. Poursuivre la cuisson en remuant jusqu'à ce que les oignons soient dorés.
3) Ajouter les épices moulues et mélangez une minute à feu moyen pour que les arômes se dégagent. Ajouter les lentilles, les pois cassés, les tomates en boîte avec leur jus, le bouillon de légumes.
Remuer, couvrir et laisser frémir 30 minutes (voire 40), jusqu'à ce que les pois cassés soient tendres. Si la préparation manque d'eau, ne pas hésiter à en rajouter lors de la cuisson.
4) Peu avant de servir, ajouter le poivre et la crème, mélanger à feu doux sans laisser bouillir. Saupoudrer de coriandre fraîche juste avant de servir.
(Recette adaptée d'un très bon livre de cuisine indienne, pas-cher-du-tout en -plus -ce -qui -ne -gâche -rien : cuisine indienne, MARABOUT CHEF (environ 8 €).
***
Pour aller avec, je vous suggère:
- un curry de viande et du riz blanc cuit à la créole,le tout accompagné de différents chutneys.
ASTUCE: contrairement à ce qu'on fait souvent, les épices (aïl, gingembre et épices moulues) doivent être intégrées en DEBUT de cuisson, avant même
la viande ou les légumes, pour que leurs arômes se dégagent. En France, on a tendance à ajouter les épices en fin de cuisson (je pense au curry), quand le plat est déjà cuit...
Bon, quand est-ce que je vous invite pour un repas ambiance Bollywood???
Par Babouk
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Vendredi 28 mars 2008
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16:55
Aujourd'hui à l'atelier, il s'agissait d'écrire un texte illustrant un titre choisi dans une liste (pour moi, "mon beau Paris"), avec la
"contrainte" d'y intégrer des expressions de Raymond Queneau qui nous plaisaient, ainsi que des mots trouvés lors d'un premier "remue-méninges".
ça donne ça:
MON BEAU PARIS
J'ai été voir une toile qu'on appelle "Paris".
Ca m'a rappelé ma belle grande ville à moi.
Le charroi de mes souvenirs me conduit dans les ruelles étroites de Lyon. Je foule les pavés devant la cathédrale St-Jean --comme ça grouilla, sur cette éminence, depuis le Moyen-Age! Je poursuis
dans le barda des ruelles où parmi de minces jouvencelles, une putain folle simule l'autostop. Des bandes d'allumettes sans leurs petites vendeuses jonchent les trottoirs de la belle Illuminée.
C'est le 8 décembre, il tombe des flocons pareils à de belles mouches odorantes qui bruissent comme des oiseaux. Majestueuse cité au pied de laquelle se couchent les fleuves, comme tu me
manques....Exil volontaire.
Le charroi de mes souvenirs me conduit dans tes ruelles...
Par Babouk
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Vendredi 28 mars 2008
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LIVRE D'OR
Laissez ici un peu de vous...!
Par Babouk
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Jeudi 27 mars 2008
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16:29
Aujourd'hui et demain, stage intitulé: "atelier d'écriture". Ou comment animer
un atelier d'écriture avec des enfants, ou des adultes...des adultes comme nous, qui ont ce matin fait l'expérience de la feuille blanche!
Je vous livre un de mes travaux. Il s'agissait d'écrire une lettre commençant par "J'aurais bien eu envie de t'envoyer mon assiette à la figure...". Voilà le bébé.
Cher Biloute,
J'aurais bien eu envie de t'envoyer mon assiette à la figure quand tu m'as annoncé ça hier soir. Les carbonnades flamandes et leur sauce épaisse auraient dégouliné lentement sur ton visage
ahuri, entourant tes yeux de brun, te faisant ressembler à ces petits chiens insolents que sont les Jack Russel. Non mais quelle insolence! Ah, j'aurais aussi aimé les frites grasses
sur le col de ta chemise blanche, celle que tu n'hésites pas à salir au contact des lèvres rouges de cette salope, et que je lave. Moi. Je t'aurais aussi volontiers tartiné
la gueule de Maroilles pour que tu sois assi puant dehors que dedans, je l'aurais enfoncé dans ta bouche pour faire taire ta langue adultère et etouffer tes excuses bidons. Le
dessert , n'oublions pas le dessert! La "tarte au chuc'" comme tu dis! Droit d'int giff la tarte au chuc'! Le tout arrosé de bière, évidemment, blonde, brune, rousse, ambrée, blanche, peu importe
puisque tu les baises toutes. Le café-chicorée, sans son assiette de douceurs, aurait fini de noircir le tableau.
Hier soir, j'ai dîné avec mon amant dans un restaurant sur la grand'place de Lille, et j'y ai laissé l'addition à ton nom. J'ai déjà bien assez payé.
Adieu Biloute.
image: A la table des Ch'tis
Par Babouk
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Lundi 24 mars 2008
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16:44
Un petit bonheur tout simple ce soir, vers 18h, quand la journée est prétendument finie: Mon homme, mon chien et moi
partis nous promener dans les champs de canne, sous la pluie...à chanter Singin'in the rain sous notre parapluie...ou à fredonner les airs de "The sound of music"...Bonheur simple de
regarder le soleil se coucher et de se dépêcher de rentrer avant la nuit...Rentrer et faire la cuisine tous les deux, un lundi soir férié...voilà.
Par Babouk
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Jeudi 20 mars 2008
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07:55
...qui jette, partout ses pâquerettes" me chantait maman quand j'étais petite....
Ici, sous les tropiques, ce n'est pas le printemps, mais qu'importe? Aujourd'hui, par bonheur, il fait beau, je me lève de
meilleure humeur, et je fais enfin le ménage qui traînait dans la grisaille pluvieuse des derniers jours.
Je repense à la métropole, à chez moi, à mon enfance. Le printemps, les retour des primevères, des balades en forêt, le soleil sur le goudron de ma rue. Les Géraniums au balcon. La chaleur qui
commence à envahir le corps, les pulls qu'on abandonne. Le Printemps, et avec lui le retour d'un certain bonheur, de la vie, en somme.
Ici, le printemps n'existe pas. C'est toujours, plus ou moins, l'été. Un été qui dure de novembre à avril...et un hiver qui n'a
d'hivernal que le nom. On n'a pas cette joie de voir tout renaître, ici la nature explose de manière exhubérante, impudique, le vert est plus vert, le bleu plus bleu.
Ce matin, la France me manque, la Savoie, mes montagnes, les rues de mon enfance. Les forêts de mes promenades.
Ce matin, j'ai furieusement envie d'être chez moi.
Par Babouk
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Mercredi 19 mars 2008
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16:03
Hier, rendez-vous chez la psy. Cette fois, je vais à peu près bien, disons que je ne suis pas dans un état critique comme ça m'arrive
parfois. Dans mon lit, dans la voiture, je me demande déjà: mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir lui raconter aujourd'hui???Quand ça va pas, c'est facile, ça sort tout seul, c'est une loghorée
plaintive. Mais quand tout va à peu près bien? Pas envie de me remettre le nez dans le caca, ça non.
J'arrive un peu en retard, elle range son bureau et vient me chercher dans la salle d'attente. Je la vois arriver, toute petite, moi qui suis si grande. Je me sens gênée. Son cabinet est au
rez-de-chaussée de sa maison, je peux donc, si je veux, explorer, quand je suis en avance, sa salle de bains, voir quelle crème elle met, ou quel shampoing, quel parfum, si elle a des
bijoux. Il suffit que j'aille me laver les mains. Ca me gêne aussi, de pénétrer ainsi son intimité, et en même temps c'est intrigant. Elle est assez simple en fait, ce n'est pas une salle de
bains de femme fatale, ni de coquette. Un peu je m'en foutiste, plutôt. Pas attachée aux choses, aux apparences.
Elle arrive, donc, et me propose d'aller faire du café, si ça ne me gêne pas bien sûr, oui j'ai déjeuné merci, il est 9h05, j'avais rendez-vous à 9h. Je la suis dans la petite cuisine, je me
demande pragmatiquement si ce temps est décompté de ma consultation, ou pas. Me voilà adossée contre le mur de sa cuisine, je suis mal à l'aise, je n'ai , paradoxalement, rien à dire à cette femme.
Ce n'est ni une amie, ni un membre de la famille, ni une collègue. Elle me parle de son déménagement (la maison va redevenir un cabinet à part entière), elle n'a jamais été propriétaire, elle a été
faire un tour au supermarché et a trouvé une cafetière qui fait aussi thermos, étonnant non, coup de bol elle l'a acheté. Elle commente ses mesures pour le café, meuble un peu le silence. Ladite
cafetière filtre maintenant son jus de chaussette. Je n'aime vraiment que les expressos, mais je sais déjà que je boirai celui-là tout à l'heure, parce que ça me donnera une contenance, occupera
mes mains.
J'observe cette femme qui connaît tout de moi. Je ne l'aime pas, en fait. Ce n'est pas quelqu'un avec qui j'aurais des affinités, dans la vraie vie, pas quelqu'un avec qui j'aimerais parler. Quand
on évoque des sujets divers, autres que ma vie à moi, je la trouve bornée, froide, étriquée. Je ne lui dis pas ce que je pense vraiment, à quoi bon? Je me demande comment je peux confier à cette
femme mes soucis, mes questionnements personnels, les détails les plus intimes de ma vie. Que pense t-elle de moi, en vrai? Comment me regarde t-elle? Est-elle contente de me voir, ou se dit-elle:
"oh non, voilà le rdv avec Melle X"???
Après quelques bavardages, le café bien au chaud dans son thermos tout neuf, nous nous rendons, elle devant, moi derrière, dans le cabinet, où je me sens mieux. Je paye, donc je suis un peu chez
moi. C'est curieux. Elle me sert une tasse de café bien chaud, que je sucre et que je m'empresse de tenir dans mes mains, pour les occuper. Il faut toujours que je joue avec mon collier, un
bracelet, une bague. Je triture un mouchoir. J'ai enlevé mes chaussures, comme chez maman. Pour ne pas salir, pour être à l'aise, aussi.
Quelques banalités encore, comment entrer dans le vif du sujet? Je ris, je plaisante, comme pour reculer le moment où il faudra parler. Comment commencer, surtout quand tout va à peu près??? Je
parle enfin du petit bout de chemin que j'ai parcouru durant ces 15 jours, puis vient le moment, inévitable, où mes yeux s'embuent. J'essaie vainement de retenir mes larmes, je n'y parviens pas,
tant pis je pleure, je sais qu'elle me regarde, voit que ce que je dis me trouble, comment l'interprète t-elle? Je tire un à un des mouchoirs de la boîte recouverte du même tissu que le canapé. Un
accessoire important, pour un psy, que la boîte de mouchoirs. Finalement, ici, en face de moi, je la trouve bienveillante, concentrée, attentive. Je l'aime bien, dans ce cadre là.
Il va maintenant falloir briser là, se quitter. C'est alors à son tour de juger le moment opportun. Je regarde ma montre, le café n'a pas entamé mon temps de parole. Je la vois tenter de mettre fin
à mon monologue, un peu gênée. Elle pose la tasse, se lève et se dirige vers son bureau, en reprenant la conversation des banalités. Nous voilà revenues dans le monde réel, commun. On fixe un
rendez-vous. Je me lève, et pose, gênée, le billet que je viens de tirer de mon portefeuille, après avoir jeté les mouchoirs multicolores dans la poubelle sous le bureau. Il va falloir se dire au
revoir. Chez le psy, on ne sort pas par la même porte que celle par laquelle on est entré. C'est assez métaphorique, finalement. Je lui serre la main, je suis gênée, je sens tout le poids, tout
l'espace occupé par mon corps. Je chausse mes lunettes noires, je pars sans me retourner, avide d'atteindre la rue, puis ma voiture, sans croiser âme qui vive. J'ai les yeux et le nez rouges, et
j'ai envie d'une clope, réfugiée devant mon volant, sous le pare-soleil. ça va mieux, enfin. J'allume la radio, je démarre: me revoilà dans la vraie vie.
Par Babouk
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Publié dans : Au plafond
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Lundi 3 mars 2008
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12:21
...il est 15h21, depuis trois quarts d'heure, j'ai 28 ans! Bon anniversaire!!!!...
Par Babouk
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Publié dans : Sur Terre
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Dimanche 2 mars 2008
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/2008
19:23
Nous y sommes. Dimanche 2 mars 2008, 22h25 heure d'ici, dans 25 heures
j'aurai 28 ans. Tiens, c'est drôle, demain c'est lundi, et je suis née un lundi.
Depuis longtemps, je suis particulièrement sensible à ces moments charnières de l'existence, au "jamais plus". En l'occurence, on est
bien sûr de ne pouvoir rajeunir....Je me sens comme l'obligation de l'écrire, de l'inscrire quelque part, de le marquer d'une pierre blanche, pour ne pas oublier. Oublier ce que c'est que d'avoir
20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27 ans....Mon Dieu comme le temps passe, rapide et lent à la fois....Je me rappelle mes 18 ans, il y a 10 ans....Papa, Maman, vous étiez là....on avait été au
restaurant...Maman, tu m'avais offert un bouquet...18 ans, l'âge d'être adulte, de voter, de conduire... 28? Je conduis, je vote, mais je ne suis toujours pas adulte!!! J'aurais l'âge d'être maman,
d'être mariée....je ne suis rien de tout ça. 2 ans de sursis avant la trentaine.
Je m'imaginais tellement différente, à 28 ans, avant....10 ans plus tard, je ne suis pas celle que j'imaginais être demain. J'aurais
voulu être mince, belle, stable, équilibrée et heureuse, je ne suis rien de tout ça, et je n'ai toujours pas fait la paix avec moi-même. 27, ça ma plaisait bien comme chiffre. Ca me rattachait
encore à 25. 28, ça y est, je bascule du côté obscur....plus le droit à l'erreur...Que vais-je faire de ma vie en entamant cette 29e année???
Et si je décidais d'être heureuse??? Enfin? J'en ai parlé samedi avec une copine plus si virtuelle, elle se reconnaîtra...Et si la
clef de tout était de refuser de se prendre la tête, de mettre à distance ce "critique intérieur" qui nous insuffle ses mauvaises pensées? Et si, pour mes 28 ans, je décidais de me
faire un cadeau, le plus beau, celui de m'aider à être heureuse? Parce que pour l'instant c'est pas trop le cas....
Bon, inutile de tenter de préserver des minutes qui passeront inexorablement, avançons la tête haute et ne nous retournons pas, sauf
pour regarder le chemin parcouru... Adieu mes 27 ans, adieu ma jeunesse qui s'éloigne de plus en plus (oui, je ne suis pas encore décrépie mais tout de même!), il va falloir apprendre à
accepter les rides et les années, il va falloir accepter de grandir. Ca ne serait pas trop tôt...Pour la petite anecdote, j'ai même dit à mon homme d'en profiter, qu'il ne se taperait plus jamais
une fille de 27 ans^^ (enfin j'espère!)
Bon, soyons forte, tout ne s'écroulera pas demain, si on y pense bien rien ne change.....
Par Babouk
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Publié dans : Sur Terre
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Mardi 19 février 2008
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19:50
Alors on me tanne....on me tanne pour que donne l'adresse de ce blog. J'ai même pas écrit un article que me voilà déjà cernée. Elles se reconnaîtront. On veut que je me foute à poil.
Devant des inconnus, passe encore, bien que je doute n'avoir pour l'instant comme lecteur que moi, moi et éventuellement moi sur un autre ordinateur. Le problème, c'est que je ne sais pas en quoi
consiste un blog. Que raconter sur un blog, quand il n'est pas spécialisé dans tel ou tel domaine? Spécialisé dans ma petite vie personnelle? Je n'y comprends rien moi-même alors....Alors
faisons un joyeux gloubi-boulga, un rougail, ou pour être plus littéraire (quoique...), un de ces "rogatons et petits pâtés" que Montaigne affectionnait tant.
Disons que je me vois bien, ici, me prendre la tête, déconner, parler du dernier bouquin que j'ai lu, citer des poèmes que j'aime, tout comme mettre des photos de my real life pour reprendre Y****
(elle se reconnaîtra) etc etc....Bref, pire qu'un tutti-frutti méziguien, un gloubi-boulga baboukien!!! ça vous gêne, dites? Parce que moi j'ai pas trop envie de me prendre la tête. Enfin je veux
dire, pas trop envie de faire des manières ici avec vous. Avec moi. J'en fais déjà assez, des manières, dans my real life.
Bon, je suppose qu'il faut que j'explique le titre de ce blog. Une araignée au plafond, parce que j'ai un grain. "Je suis folle" est une phrase que je prononce souvent, surtout en ce moment. Une
araignée, parce qu'elle "se tricotait des bottes, pendant qu'un limaçon enfilait sa culotte". Une araignée, parce que c'est exactement ce dont j'ai peur, donc un peu moi. Oui, j'ai peur de moi je
crois. Sauf que pour me calmer, je ne peux pas me foutre un coup de Baygon. Une araignée, parce que j'ai tué une belle grosse babouk (d'où le pseudo vous aurez deviné, belle et grosse^^) le 1er
janvier. Or sous les tropiques, une babouk (une grosse araignée aux pattes velues et au regard intelligent, qui court super vite et porte ses oeufs en grappe sous le ventre dans un "sac" blanc)
dans la maison, ça porte bonheur et ça apporte la prospérité. Autant dire que j'ai bousillé mon année 2008 avec la babouk qui grimpait, confiante,sur mon panier à linge. Feu belle Babouk, je te
dédie ce blog, et à travers toi l'espoir que tu portais pour moi. En espérant qu'il n'est pas trop tard pour 2008.
Alors c'est quoi un blog, c'est quoi mon blog??? Ben j'en sais rien, encore. Ce sera un "essai" au sens de mon cher Michel Eyquem. C'est-à-dire un endroit où l'on s'essaye soi-même, où l'on raconte
comment on se frotte à la vie, et ce qu'on en tire. Avec la volonté première de se comprendre soi-même, et, si possible, d'aider les autres à le faire. Alors ami lecteur, j'essaierai d'être
sincère, et toi, sois indulgent. Tu as là entre les mains les futures pensées d'une âme fragile qui a besoin de sympathie, d'empathie et de bienveillance. Si ce n'est pas ton intention, lecteur,
alors lâche ce blog, lâche!
Par Babouk
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Publié dans : Au plafond
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